jeudi 23 décembre 2010
lundi 20 décembre 2010
Etienne DAHO - Boulevard des Capucines
Bon... Une dernière, sinon après je prends des actions chez Kleenex
E.
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Boulevard des Capucines, ton nom qui tout là haut scintille est le même que le mien.
C’est l’Olympia qui célèbre, ton étoile qui là haut s'élève et je vis ton succès de loin.
Sur scène, tu es le centre, la foule aimante vacille, j’observe lorsque tu chantes, que brillent les yeux des filles.
Je n’approcherai pas les loges, où l’on te couvre d’amitié et d’éloges, car la pudeur me le défend.
De loin tu sembles fort et grave, plus que les garçons de ton âge, comme lorsque tu étais enfant.
Rue Caumartin je te guette et l’appréhension me vide, tous ces regrets douloureux, me rongent comme l’acide
Je te demande par cette lettre mon garçon, de m’accorder ton pardon.
Tu sais quelle connerie ma jeunesse, mon silence, quelle erreur, quelle perte de temps, si je n’ai pas su te dire à temps, que je pensais à toi, tout le temps, mon guerrier, mon roi, mon petit prince.
Epris de femmes et de vie légère, j’ai tant aimé, je suis sincère, l’étreinte de la liberté.
Ni mari ni père et volage, courant d’air et de passage, sauras tu me regarder, mais tu ignores mes signes, toi mon cruel funambule, alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule.
Je te demande par cette lettre mon garçon, de m’accorder ton pardon, tu sais, quelle atrocité, cette guerre, mon départ, quelle erreur, quelle perte de temps, si je n’ai pas su te dire à temps, que tu m’as manqué tout le temps, mon guerrier, mon roi, mon petit prince, mon petit prince, pardon.
E.
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Boulevard des Capucines, ton nom qui tout là haut scintille est le même que le mien.
C’est l’Olympia qui célèbre, ton étoile qui là haut s'élève et je vis ton succès de loin.
Sur scène, tu es le centre, la foule aimante vacille, j’observe lorsque tu chantes, que brillent les yeux des filles.
Je n’approcherai pas les loges, où l’on te couvre d’amitié et d’éloges, car la pudeur me le défend.
De loin tu sembles fort et grave, plus que les garçons de ton âge, comme lorsque tu étais enfant.
Rue Caumartin je te guette et l’appréhension me vide, tous ces regrets douloureux, me rongent comme l’acide
Je te demande par cette lettre mon garçon, de m’accorder ton pardon.
Tu sais quelle connerie ma jeunesse, mon silence, quelle erreur, quelle perte de temps, si je n’ai pas su te dire à temps, que je pensais à toi, tout le temps, mon guerrier, mon roi, mon petit prince.
Epris de femmes et de vie légère, j’ai tant aimé, je suis sincère, l’étreinte de la liberté.
Ni mari ni père et volage, courant d’air et de passage, sauras tu me regarder, mais tu ignores mes signes, toi mon cruel funambule, alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule.
Je te demande par cette lettre mon garçon, de m’accorder ton pardon, tu sais, quelle atrocité, cette guerre, mon départ, quelle erreur, quelle perte de temps, si je n’ai pas su te dire à temps, que tu m’as manqué tout le temps, mon guerrier, mon roi, mon petit prince, mon petit prince, pardon.
samedi 18 décembre 2010
Est-ce que tu me suis ?
Je vais là où finissent les impasses
Au fond des miroirs au delà des glaces
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Je vais là où les pentes sont plus raides
Je vais là où on ne sait pas le tiède
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Me suivrais-tu dans les nuits d'encre
Quand le phare est éteint
Si tu n'avais qu'à prendre ma main
Me suivrais-tu dans les vies cendres
Où tout brûler n'est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens
Je vais chercher mes îles et mes trésors
Où sont-ils, je n'sais pas encore
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Est-ce que tu me suis ?
Je vais où le feu brûle, où le froid glace
Je vais là où les faux semblants s'effacent
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Je vais au bout là où s'échouent les vagues
Sur quelle rive au creux de quelle plage
Où, je sais pas, mais, est-ce que tu me suis ?
Me suivrais-tu dans mes nuits d'encre
Quand le phare est éteint
Si tu n'avais qu'à prendre ma main
Me suivrais-tu dans les nuits cendres
Où tout brûler n'est rien
Tant que tes yeux chercheront les miens
J'y vais pour de vrai, j'y vais pour toujours
J'y vais pas pour des mots, pour ces amours
D'un tour, je sais ça, et tu sais aussi
Est-ce que tu me suis ?
Allez, viens, viens, viens, allez, suis-moi
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