dimanche 17 août 2008

Doit-on sacrifier Pandora sur l’autel de l’industrie de la musique en ligne?

Pandora (que nous ne pouvons plus écouter en Europe) a publié hier soir une annonce plutôt inquiétante. Ils affirment qu’ils préféreraient sans doute fermer le service plutôt que de continuer à payer les taux exorbitant prélevés sur le service.

Aujx Etats-unis, les stations radio payent différents taux selon la façon dont elles diffusent la musique. Les stations AM/FM traditionnelles ne payent rien grâce à leurs puissants propriétaires lobbyistes; quant aux radios satellites elles payent environ 1,6 cents par heure et par auditeur. En 2010, Pandora et les autres radios Internet devront verser 2,91 cents.

Pandora affirme devoir déjà payer 70% de ses 25 millions de revenus en droits d’auteur. Leur société est en péril et il en va de même pour les autres radios Internet.

De son coté l’industrie de la musique affirme que c’est le problème des radios et que ces dernières doivent se débrouiller pour trouver d’autres formes de revenus. La discrimination entre ces trois formes de diffusion (citées plus haut) est évidente et ridicule. Pourtant il y existe peu de chances d’espérer un changement.

Pandora, L’agneau sacrifié?

Peut-être Pandora, l’une des sociétés que nous avons accompagné depuis le début sur TechCrunch doit être sacrifiée afin de montrer l’exemple. Montrer aux artistes et aux labels le ridicule de la situation. Dans le marché des radios libres, les labels doivent payer pour que l’on diffuse leurs morceaux sur les ondes et le système flirte allègrement avec une forme de corruption.

En Mars dernier Michael Arrington répondait à BilliBragg qui affirmait que Bebo devrait reverser une partie de ses $850 millions de revenus:

“La musique enregistrée est du matériel marketing destiné a faire connaître un artiste. Les sites qui diffusent cette musique aident les artistes dans ce sens. Ils devraient même être payés pour cela. Il y a quelques années encore les artistes n’avaient que très peu de moyens pour se faire connaître. Les barrières sont en train de tomber et Bragg ose s’en plaindre.”

Pour l’instant, les labels se contentent de prélever bêtement des sommes insensées sur des services comme Pandora. Mais quand tous ces services et les profits avec auront disparu; ils s’en mordront sûrement les doigts; à eux de de disparaître afin de supprimer un autre flux de prélèvement sur la musique. Nous tenons à Pandora mais si son sacrifice peut aider à accélérer la marche inévitable de la gratuité de la musique, alors il faudra s’y remédier.


Source: TC

1 commentaire:

William a dit…

c'est triste pour Pandora. Pour moi c'est un concours de circonstance car des sites de musique... il y en a de plus en plus. J'ai écris un article à ce sujet : http://fanurl.com/v